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La Devinette Du Bénédicité et Les Distiques du Pseudo-Caton: Observations sur la Parodie Médiévale

La Devinette Du Bénédicité et Les Distiques du Pseudo-Caton: Observations sur la Parodie Médiévale

Roy, Bruno

Florilegium, vol.1 (1979)

Introduction

Demande: Pourquoy ne dist on jamais benedicite a la souppe?

Response: Pour tante que cieulz qui le diroit, Sa part tandis perdre pourroit; Et on dit d’usage qu’”a la soupe, S’on ne t’appelle, se t’y boute.”

Cette devinette, contenue dans le recueil manuscrit Chantilly 654,1 occupe une place spéciale parmi les textes comiques du Moyen âge. Elle est en effet triplement parodique, et vise d’un seul coup trois aspects importants de l’axiomatique médiévale: les bienséances de table, la sagesse des proverbes, et la morale transmise par les institutions scolaires. Ce derneir aspect, un peu dissimulé à première vue, apparaît mieux dès qu’on a reconnu, dans la citation qui termine la devinette, deux vers tirés d’une parodie française du manuel scolaire connu sous le nom de Disticha Catonis. L’analyse du mécanisme parodique mis en oeuvre dans la devinette du bénédicité nous conduira d’abord à la situer dans un groupe précis de devinettes; nous dirons un mot du rôle des proverbes dans certaines devinettes, et une dernière section présentera le texte complet du poème parodique cité. On espère donner en conclusion un aperçu sur quelques problèmes généraux par cette singulière parodie.

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